21 | 11 | 2018
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La CGT des personnels de la Région PACA apporte tout son soutien et sa solidarité aux travailleurs et aux progressistes du Brésil.

Notre syndicat CGT exprime sa protestation et sa colère après la victoire du libéral fasciste Bolsonaro. Victoire rendue possible par le coup d’Etat institutionnel téléguidé par Washington.

L’heure des privatisations massives, des politiques environnementales criminelles, de la traque raciste et de celle des opposants politiques et syndicaux, des homosexuels a sonné.

Au terme de la séquence électorale au Brésil, c'est l'inquiétude qui est de mise après l'élection de Jair Bolsonaro (55% des voix contre 45% pour Fernando Haddad du Parti des travailleurs).

L'homme qui a dit tout au long d'une campagne agressive et violente vouloir gouverner « pour la majorité, pas pour la minorité », en pointant d'une manière affirmée les noirs, les femmes, les membres de la communauté LGBT, les militants de gauche, les Indiens, les membres du mouvement paysan des sans-terre (MST) et d’ONG, les défenseurs de l’environnement, les journalistes, plonge le pays dans une profonde fracture.

Une campagne alimentée par la haine où plus de cinquante agressions physiques pratiquées par des partisans de Bolsonaro ont été recensées au cours de l’entre-deux tours.

Le Parti de Gauche s’est engagé depuis 2016 aux côtés du PT et des autres forces politiques de gauche pour défendre la démocratie et l’Etat de droit. Nous nous solidarisons avec nos camarades et nous engageons avec eux dans la résistance contre l’arbitraire et la répression qui viendront.

Bolsonaro, qui s’est notamment engagé à mener une politique économique ultralibérale et à engager une dérive autoritaire sous couvert de « sécurité », est bénéficiaire du coup d’état de l’oligarchie brésilienne. Celle-ci n’aura aucun scrupule à cautionner les futures attaques à venir contre la démocratie et les droits humains en cas de victoire de l’extrême droite au second tour.

Ce nouveau jugement illégal prouve de façon criante l’intention de l’oligarchie brésilienne de contourner la souveraineté populaire, dans la continuité du coup d’État de 2016. Seule compte à ses yeux la satisfaction des intérêts du capital, contre la démocratie.

Comme ici, entre l’extrême droite et les forces populaires l’oligarchie brésilienne a fait son choix. Cette décision risque en effet de laisser la voix libre au candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui estime que le coup d’État militaire de 1964 a marqué une « révolution démocratique », réclame plus de liberté dans l’usage des armes et se fait régulièrement remarquer par ses sorties violemment misogynes et  homophobes.

Mais face à lui, Sergio Moro, simple juge de première instance et bien qu’en vacances, s’est évertué à invalider la décision tout au long de la journée.

Tant et si bien qu’après que la police fédérale a confirmé à la Présidente du Parti des Travailleurs (PT), Gleisi Hoffmann, avoir bien reçu la demande de libération et être en train de procéder aux dernières démarches administratives pour libérer l’ancien Président, une contre-décision administrative du président du même tribunal fédéral, Thompson Flores, est venue bloquer la procédure.

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