21 | 01 | 2019

Le MEDEF lance une offensive contre le transport public. Profitant de l’organisation d’un débat qui n’en n’a que le nom, le patronat propose discrètement la suppression du versement transport, principal ressource du transport public urbain, auprès d’un gouvernement qui n’a d’yeux que pour les premiers de cordée.

Décidément, Macron et le gouvernement Philippe ont l’art du contre-pied, sinon du contresens de l’histoire. Alors que la question des services publics est au cœur du mouvement des Gilets jaunes, que des milliers de cheminots se sont mobilisés contre la réforme de la SNCF, ils ouvrent à la concurrence les lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon.

Les entreprises du CAC 40 ont augmenté de 12,8% les dividendes et les rachats d'actions en 2018, versant 57,4 milliards d'euros à leurs actionnaires. Cette “générosité” atteint ainsi un montant record sur les 15 dernières années.

Quelle injure, alors que le peuple est dans la rue et réclame plus de partage des richesses, une réelle hausse du SMIC, davantage de pouvoir d'achat et de meilleurs services publics.

Le président de la République a présenté ses vœux à la Nation.

Debout et déterminé à poursuivre fermement sa politique.

Il admet l’ampleur des problèmes à résoudre mais ne propose aucune solution de nature à les résoudre. Une explication avancée, et c’est une première, la crise du monde capitaliste,  « le capitalisme ultralibéral et financier, trop souvent guidé par le court terme et l’avidité de quelques-uns va vers sa fin » nous a-t-il dit.

40 % des profits des multinationales, soit 600 milliards de dollars (529,5 milliards d’euros) échappent à l’impôt grâce au transfert de bénéfices dans des paradis fiscaux via des mécanismes bien connus. GOOGLE vient une nouvelle fois d’en faire la démonstration. Leur efficacité est un camouflet infligé publiquement aux Etats : en 2016, les entreprises américaines ont ainsi enregistré plus de profits en Irlande qu’en Chine, au Japon, au Mexique, en Allemagne et en France réunis. Et sur ces profits colossaux, elles se sont vu infliger le taux de… 5,7%. Résultat, avec de telles pratiques, l’Union européenne perd chaque année l’équivalent de 20% du montant de l’impôt sur les sociétés.

Source:

Parti Communiste Français

Selon des documents rendus publics aujourd’hui, Google a fait transiter en 2017, 19,9 milliards d’euros vers les Bermudes, un paradis fiscal, via une société écran basée aux Pays-Bas. Cette pratique bien connue, qualifiée de « double sandwich », permet à la multinationale d’éviter de payer ses impôts sur les bénéfices considérables réalisés en Europe et aux États-Unis. Elle montre une nouvelle fois que les GAFA, ces géants américains du numérique qui brassent des milliards de dollars, s’appuient sur des failles juridiques béantes pour pratiquer l’évitement fiscal à haute dose, au détriment des États et des peuples.

Celles et ceux qui n’ont cessés d’être méprisés par un monarque arrogant, les “riens”, sommés de “traverser la route pour trouver du travail”, les “gaulois réfractaires” ont pu se retrouver, transformer leurs souffrances individuelles à ne pas pouvoir finir les fins de mois et remplir les frigos en colère collective. Les démarches individuelles de pétitions et de vidéo sur les réseaux sociaux se sont vite transformées en occupation de ronds-points, elles-mêmes devenant des assemblées citoyennes d’élaboration progressives de leurs revendications.

Depuis le 7 décembre, une cinquantaine de militantes et de militants kurdes ont entamé une grève de la faim dans les locaux du CDKF (Conseil Démocratique Kurde en France) à Paris, rejoignant les milliers de prisonnières et de prisonniers kurdes en grève de la faim dans les prisons turques. Des grèves de la faim ont également commencé à Strasbourg devant le Parlement européen et dans d’autres villes comme Toulouse et Rennes.

Une députée du HDP (Parti démocratique des peuples), Leyla Güven, emprisonnée depuis janvier 2018, est en grève de la faim depuis plus de 30 jours.

Selon une information de l'AFP, le gouvernement s'apprête à renoncer à une partie des "mesures d'accompagnement" annoncées par le Premier Ministre au début du mouvement des "gilets jaunes", notamment l'extension du chèque énergie à 2 millions de foyers de plus.

Cette décision est une honte. Elle est d'autant plus scandaleuse que la France compte 5 millions de ménages en situation de précarité énergétique.

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